La réorganisation gouvernementale du 8 décembre 2004 a consacré la création d'un ministère chargé du développement de l'économie sociale. On attend le maçon au pied du mur.
| A la faveur de la réorganisation du gouvernement le 8 décembre 2004, un ministère des petites et moyennes entreprises, de l'économie sociale et de l'artisanat a vu le jour. L'organigramme du nouveau ministère a été publié le 29 mars 2005 par décret n°2005/090. L'économie sociale et l'artisanat y sont regroupés en une direction. Cette dernière comprend la Sous-direction des professions artisanales ; la Sous-direction du secteur informel et la Cellule de promotion de l'économie sociale.
Attributions |
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Les attributions de la Cellule de promotion de l'économie sociale sont les suivantes :
- promotion et développement des associations à but non lucratif relevant de l'économie sociale ;
- élaboration et mise en œuvre d'une réglementation spécifique au développement quantitatif et qualitatif des organisations relevant de l'économie sociale ;
- identification et tenue du fichier des organisations de l'économie sociale ;
- élaboration et actualisation du répertoire des organisations de l'économie sociale ;
- suivi et promotion des activités des organisations de l'économie sociale ;
- suivi de la réglementation applicable aux organisations relevant de l'économie sociale, en liaison avec les administrations concernées ;
- identification, inscription et tenue du fichier des organisations de l'économie sociale ;
- inventaire et collecte des études relatives à l'économie sociale ;
- suivi et réalisation des études visant à promouvoir l'économie sociale.
Concept de l'économie sociale
La nature des organisations relevant de l'économie sociale n'est pas visible dans l'organigramme du nouveau ministère. Il faut le rappeler. L'économie sociale est considérée comme le troisième secteur de l'économie. Elle s'oppose au secteur public et au secteur privé à but lucratif. Elle se compose d'activités économiques exercées par des sociétés coopératives, des groupes d'initiative commune, des associations et des mutuelles dont l'éthique se traduit par les principes suivants :
- finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit ;
- autonomie de gestion ;
- processus de décision démocratique ;
- primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.
Les responsables du nouveau ministère sauront-ils traduire ce concept en actions sur le terrain pour répondre aux attentes du peuple camerounais appauvri par une économie néolibérale inhumaine appelée mondialisation ?
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