La communauté Bayangam de Yaoundé a assisté le 4 juin dernier à une causerie éducative organisée par l'Association des filles et femmes élites Bayangam (Afifem).
Quand célèbre-t-on la fête des pères ? Question colle pour beaucoup de personnes rencontrées dans les rues de Yaoundé. Même les hommes n'en savent pas plus. La raison. Contrairement à la journée internationale de la femme, à la journée de la femme rurale ou encore à la fête des mères, la fête des pères qui se célèbre le 18 juin passe presque inaperçue dans notre pays. Personne ne semble lui accorder un intérêt. |
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C'est pour rompre avec cette discrimination que l'Association des filles et femmes élites Bayangam (Afifem), a volé au secours des pères le 4 juin, en organisant une causerie éducative dont le but était de rappeler aux pères qu'ils ont aussi leur rôle à jouer pour le bien-être de la famille, et surtout, qu'ils ont le droit d'être honorer, au même titre que la femme. Pour les femmes de l'Afifem, les belles initiatives des hommes doivent être magnifiées, afin d'encourager ceux-ci à s'approprier le combat pour l'émancipation de la famille tout entière.
Cette causerie éducative a été l'occasion pour les membres de l'Afifem de dire aux invités, ressortissants Bayangam pour la plupart, qu'ils doivent s'imprégner de tous les thèmes élaborés pour célébrer les différentes fêtes dédiées à la famille. Des thèmes qui sont souvent mal compris ou même inconnus des populations, même celles qui sont directement concernées, observent l'Afifem.
La rencontre visait davantage à sensibiliser le public sur le fait que chaque célébration vise un changement de comportement, avec un impact direct sur la gestion quotidienne des familles. " Cette causerie est destinée à tous les ressortissants Bayangam de Yaoundé, sans distinction de sexe. Nous avons l'impression que les comportements des uns et des autres ne s'arriment pas aux changements des lois, encore moins aux leçons transmises lors des célébrations des journées en rapport avec la famille ", soutient Chembo Monique, présidente de l'Afifem.
A titre d'illustration, elle soutient que " la femme Bayangam est restée très réservée. Les pesanteurs culturelles et la tradition ont beaucoup joué sur elle. Elle n'est pas très présente dans la prise de décisions en famille. Nous voulons ainsi sensibiliser la jeunesse, éliminer les discriminations entre filles et garçons, bref, donner la même chance aux deux sexes ".
Le choix du moment de l'organisation de cet échange n'est pas un fait du hasard. " Nous sommes à la veille de la commémoration de la fête des pères, et nous pensons que c'est le moment juste pour la tenue de cette causerie éducative ", expliquent les dames de l'Afifem qui reconnaissent que malgré tout, le père est au centre des décisions familiales.
En lui souhaitant "Bonne fête", il a également été question de lui faire des suggestions, pour donner une image plus honorable à la famille, dont il tient encore jalousement les reines dans beaucoup de cas. Pour cet événement, le foyer culturel Bayangam à Yaoundé a fait son plein d'oeuf le 4 juin. On espère que le message a été bien assimilé.
Laure Ngatsing
Le Messager, 15 Juin 2006
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