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Economie sociale et familiale : La filière cherche ses repères

Les jeunes, qui en font une passion, ne bénéficient pas de l'accueil espéré. Les programmes sont caducs


Marie Louise Nwafo Wandji
"Les jeunes qui font l'Esf n'ont pas la valeur attendue"

La présidente de l'Association des conseillers en économie sociale et familiale apprécie la filière.


A quoi renvoie finalement la
filière Esf aujourd'hui?
Faire l'Esf depuis la première année est une spécificité camerounaise. En Europe, par exemple, quand on a un baccalauréat scientifique, on fait un concours pour faire l'Esf dans l'enseignement supérieur. Ceux qui le font en deçà sont souvent des personnes qui ne sont plus dans le circuit scolaire formel et qui ont besoin d'une formation, par exemple, en cuisine, dans le pressing. On peut se spécialiser pour fournir des prestations dans des domaines où il y a des besoins. Mais il faut dire que les missionnaires qui nous ont amené l'Esf il y a peut-être cent ans nous ont confiné dans la maison. Faire l'économie de subsistance, l'économie familiale. Et qui dit économie familiale dit activités qui ne génèrent pas des revenus, des activités de reproduction sociale. Mais, comme le monde change, le grand défi pour l'économie sociale et familiale est de transformer cette économie de subsistance en économie de marché. Il s'agit de professionnaliser, mieux de spécialiser chaque élève dans un domaine précis.  

Qu'est ce que votre association fait pour que la situation change?
Nous avons un projet d'initiation à l'auto emploi en économie sociale et familiale. Ce projet a pour objectif de faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés Esf comme travailleurs autonomes face à la panne de l'emploi rémunéré dans notre pays. Dans le cadre de ce projet à long terme, il a été mis sur pied, en 1999, un fonds de microcrédit rotatif pour appuyer les projets des jeunes diplômés en Esf. L'autre activité qui avait pour but de rendre visible notre action est la mise en œuvre du projet du petit-déjeuner amélioré pour enfants en âge scolaire. Dans le cadre de ce projet, un guide présentant quatorze petits déjeuners-types confectionnés à partir des denrées locales est en cours de vulgarisation dans les écoles primaires et auprès des familles.

On est resté là dans des acti vités domestiques...
Nous avons vu que notre vision ne portait pas tant que nous n'avions pas des activités concrètes qui ont une visibilité immédiate. Mais, il faut professionnaliser l'enseignement sans rompre avec l'esprit de départ qui permet d'acquérir la maîtrise de la gestion quotidienne de ses ressources personnelles privées et de participer de manière responsable à la gestion des ressources familiales et communautaires. Il faut spécialiser des jeunes dans des domaines qui permettent au jeune de pouvoir gagner sa vie à partir de ce qu'il a appris. Les deux premières années doivent être consacrées à l'enseignement global de l'économie sociale et familiale. Et les deux dernières années doivent être consacrées à la formation pointue du jeune dans un domaine qui l'intéresse et qui peut lui permettre de gagner sa vie après son Cap, par exemple.

C. M.

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Photo de famille
Nkoudou Véronique
Moakouon Solange
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Biloa Denise
Kom Dorothée et Nke Marie-Thérèse
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Ngaba Zogo Salomé et Kom Dorothée
Nkolo Oyono B., Ayene E. et Ngamna Odile

 

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