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Le message de l’archevêque de Yaoundé a porté sur la nécessité de retourner aux valeurs spirituelles de base
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"Le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas ; or, il faut qu’il soit spirituel. " C’est sur ce ton péremptoire que l’archevêque métropolitain de Yaoundé, Victor Tonye Bakot, a délivré son message de Noël à la foule de fidèles de la cathédrale Notre Dame des Victoires, dimanche dernier. Dans son homélie, il s’est essentiellement attardé sur ce qu’il a appelé " la permissivité morale ", qui caractérise la vie en famille aujourd’hui. Les enfants irrespectueux, les parents irresponsables, et même la société rongée par des phénomènes comme l’homosexualité, sont les cibles de ce message qui a duré près de 30 minutes.
Ayant posé le constat de l’amour et des valeurs de partage et de solidarité de plus en plus évanescents dans les sociétés modernes et, par ricochet, au sein de la cellule familiale, Victor Tonye Bakot s’est appesanti sur certains tableaux. La responsabilité des parents d’assurer l’éducation, la scolarisation et l’encadrement général de leurs enfants est l’un des plus urgents. En retour, celle des enfants d’assumer, dans l’humilité et le respect, leurs tâches sont, selon l’archevêque, en péril aujourd’hui. Les contraintes d’une " pseudo modernité " ont entraîné des changements dans les comportements traditionnels des uns et des autres, au point d’ouvrir des brèches à des pratiques perverses. C’est le cas, par exemple, de l’homosexualité, sur laquelle il s’est particulièrement appesanti. Citant l’épître de Saint Paul aux Romains, l’officiant a rappelé le sort prévu par Dieu aux adeptes de ces pratiques honnies par la religion catholique. De même que l’avortement, l’inceste, et bien d’autres, qui sont entrés dans les usages des chrétiens, au point de passer pour normales.
Dès lors, l’image de la famille modèle (Joseph, Marie et Jésus), est, selon l’archevêque, le miroir à travers lequel chacun d’entre nous doit regarder sa propre vie. Il n’y a donc pas meilleur moment que la fête de Noël pour cette introspection. La foule de chrétiens qui a assisté à l’office, dimanche dernier, semble attester que ce message n’est pas tombé dans des oreilles de sourds. Les louanges du Grand chœur classique et de la chorale Sainte Lucie ont assuré une ambiance festive au cours de l’office qui a duré deux heures de temps.
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